Le communisme , des idées reçues
Idées toutes faites sur le communisme :
Le communisme c'est vouloir tout le monde pareil c'est à dire l'uniformitéFAUX Promouvoir une société fondée sur la valeur d'égalité, comme le prône les communistes et les féministes, ne signifie pas que tous les êtres doivent devenir identiques. Certains effectivement agitent le spectre d'une société d'être uniformes pour décrier les tenants de l'égalité. N'oublions pas que l'inverse de l'égalité c'est l'inégalité. L'inverse d'identique c'est la différence. L'égalité ne vise donc pas à bannir les différences mais à permettre à chacun.e de s'épanouir sans entraves.
Le communisme c'est le goulagFAUX Il est vrai que du vingtième siècle, le communisme sort rudement secoué : des actes terribles se sont accomplis en son nom mais il a aussi marqué l'histoire de son empreinte , avec les luttes ouvrières, la résistance et les luttes anticoloniales. Les uns n'annulent pas les autres. Être communiste, aujourd'hui, c'est en prendre la mesure et ne jamais l'oublier. Les communistes savent désormais que l'enfer est pavé de bonnes intentions, que l'engagement politique doit s'accompagner du plus vif esprit critique.
Le communisme c'est irréalisteFAUX Mais est-elle si " réaliste ", la logique économique et sociale qui fait que les trois plus grosses fortunes mondiales disposent d'un revenu plus important que le PIB des 48 pays les plus pauvres de la planète, avec leurs 600 millions d'habitants ? Est-il si réaliste le système qui fait qu'une entreprise licencie des milliers de travailleurs au moment même où elle annonce des bénéfices records ? Est ce réaliste ce capitalisme dont le but n'est pas de satisfaire les besoins mais de faire des profits. Le besoin ne l'intéressant que comme demande solvable comme en témoigne récemment la politique scandaleuse des grands groupes pharmaceutiques s'opposant à la fabrication par pays en voie de développement de médicaments à bas prix contre le sida pourtant susceptibles de sauver des millions de vies humaines.
Le communisme est né en 1917 en ex-URSS
FAUX Les idées communistes de justice et de communauté imprégnaient déjà une partie du monde chrétien au moyen âge ou dans l'Antiquité (cf. littérature, histoire ou encore écritures dans l'ancien testament..). Par exemple en Corse, au 18° siècle, les " communistes " étaient ceux qui partageaient l'usage des terres communales cultivables. " Communisme " est apparu dans la littérature française du 18° siècle sous la plume de Restif de la Bretonne. Les idées communistes ont été reprises sous la révolution française au travers des discours et écrits d'hommes comme Gracchus Babeuf et son compagnon Sylvain Maréchal. Politiquement " communisme " est employé en France en 1840 par Etienne Cabet. " Parti communiste ", enfin, acquiert ses lettres de noblesse en 1848 avec le manifeste du parti communiste que rédigent Karl Marx et Friedrich Engels.
Le communisme c'est plus de main mise de l'Etat sur les individus, plus d'étatisme
FAUX c'est une des idées reçues les plus tenaces sur le communisme. Marx lui même critiquait tout autant l'étatisme que le capitalisme. En fait, en résumant à l'extrême on pourrait formuler la philosophie de la voie que nous souhaitons par : moins de marché ; moins d'Etat ; plus de public. Plus de public dans le sens où le service public doit être modernisé et démocratisé par une ouverture accrue à la fois sur les agents, les usagers et les collectivités. En un mot, mais c'est le maître mot : restituer à la société ce qui lui appartient
.
Le communisme est mortFAUX Le communisme est tout à la fois un idéal et une méthode ou projet.
L'idéal est celui de la justice, de l'égalité et de la mise en commun. Il est de tout temps, d'hier et d'aujourd'hui comme de demain, il est immortel.
Le projet, jusqu'à il y a peu et en caricaturant beaucoup, était d'arriver à cet idéal par la révolution en s'appuyant sur la classe ouvrière mené par le PC, le parti " d'avant garde ". Les enjeux de la lutte de classes s'étendent aujourd'hui à de nouveaux acteurs et terrains. Il s'agit donc pour les communistes du XXI° siècle de mener une bataille de classe, non plus au nom d'une classe mais pour l'humanité même des hommes. Il s'agit, dans le projet communiste d'aujourd'hui, de voir et vivre au quotidien, dès à présent, le but communiste de chacun de nos actes. Chaque communiste est viscéralement persuadé, et c'est un des points qui nous différencie fondamentalement des sociaux-démocrates, que la société capitaliste et le marché ce n'est pas la fin de l'histoire, que la toute puissance de l'argent peut être combattue, que la seule alternative ne repose pas sur un Etat qui se contenterait de corriger à la marge ce que la concurrence économique produit d'irréparable sur le terrain social. Notre projet consiste à arracher inlassablement, petit à petit, tout ce qui va vers plus de libération humaine, c'est à dire moins d'exploitation, moins d'aliénation culturelle, moins de racisme, moins de sexisme et cela sans perdre de vue notre radicalité, sans se laisser prendre aux soit disantes contraintes du marché.
Les communistes sont plus que jamais révolutionnaires c'est à dire bien sur toujours radicalement anticapitalistes mais en ayant aussi aujourd'hui compris qu'être anticapitaliste c'est fondamentalement insuffisant : le combat anticapitaliste n'a de sens, de force et donc d'efficacité, que s'il se raccorde à la finalité plus large de l'émancipation des individus. L'engagement politique des communistes a pour raison d'être de promouvoir la pleine autonomie et le plein épanouissement de chaque femme et de chaque homme en faisant reculer, jusqu'à leur dépassement, toutes les formes sociales d'exploitation, de domination et d'aliénation. Des êtres humains libres, égaux et associés, c'est la conception révolutionnaire qu'elles et ils se donnent d'un communisme libérateur d'humanité.